Hérault - HERAULT - AUMELAS - Retour sur la Journée Innov'Action de ce mardi 10 octobre 2017

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Hérault - HERAULT - AUMELAS - Retour sur la Journée Innov'Action de ce mardi 10 octobre 2017

Par Florence MILLET, le 11 Octobre 2017

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Hier, mardi 10 octobre avait lieu une journée Innov'Action organisée par la Chambre d'agriculture de l'Hérault chez 1 productrice de spiruline Tarome TOKORAGI-GORODETZKY à Aumelas. Une vingtaine de personnes ont ainsi pu découvrir les vertus de cette algue miraculeuse.

Pour ceux qui ne connaissent pas la spiruline…

Classée parmi les micro-algues, elle présente des qualités nutritionnelles exceptionnelles. Son utilisation remonte à des temps très anciens. Les Aztèques la récoltaient sur le lac de Mexico, les Kanenbous au Tchad…

Considérée depuis des années comme un complément alimentaire naturel, sain et efficace, la spiruline sous forme de brindille est une production primaire, et un aliment à part entière. C’est un concentré d’énergie par son apport en protéines, mais aussi en oligo-éléments (manganèse, fer, cuivre), en minéraux (calcium, magnésium, sodium, potassium, phosphore), en vitamine B12 et en bêta-carotène. Elle contribue aussi à ralentir le vieillissement de la peau grâce à ses molécules anti-oxydantes et détoxifiantes (acide gamma-linolénique, phycocyanine, tocophérol, carotène, sélénium et zinc). En outre ses composantes sont assimilées à 87 % par l’organisme.

La production française avoisine 40 tonnes/an, ce qui couvre à peine 10% de la consommation nationale qui dépasse les 400 t/an. Tous les actes de production et transformation ont lieu sur la ferme : récolte, filtration, mise en forme, séchage, broyage et conditionnement.

La commercialisation est réalisée exclusivement en vente directe et circuits courts (en magasins type Biocoop).

Le marché est porteur, il n’y a donc pas de problème de commercialisation. Le risque est celui d’une demande trop importante de la part des magasins spécialisés qui ont tendance à se tourner vers de plus gros fournisseurs, notamment étrangers (mais avec des produits sans traçabilité, et souvent de bien moins bonne qualité nutritionnelle). Face à cela, et afin de consolider son marché national, la Fédération Française des Spiruliniers a ouvert la réflexion d’un label Paysan qualitatif.

« La Fédération des Spiruliniers de France (FSF) compte aujourd’hui plus de 150 producteurs adhérents, avec une forte croissance du nombre d’installations dans la filière, de l’ordre de plus de 20 % en moyenne par an depuis 7 ans. La FSF a ainsi élaboré les normes de production, validé les acquis par la recherche et travaille actuellement à la mise en place d’un cahier des charges en AB. Aujourd’hui, il faut 3 années pour devenir un producteur professionnel. La FSF propose un plan de formation continue complet qui va accompagner le producteur en herbe et l’amener à la maîtrise de la culture.

C’est du 7 jours/7 pendant la saison qui dure 5 à 7 mois en fonction des régions car l’optimum de température pour la culture est une eau à 37°C, mais la culture peut démarrer dès 25-26°C. En effet, la spiruline dont la croissance exponentielle est de 25% par jour, se récolte au quotidien. Le spirulinier va produire cependant rapidement, après une phase d’ensemencement d’un mois en moyenne, dès sa première année d’installation. »

On estime à 400 m2 de bassins la superficie nécessaire pour faire vivre une famille. Les projets d’installation les plus courants portent sur des superficies moyennes de bassins de l’ordre de 5 à 800 m2, c’est-à-dire nécessitant 2 unités de main d’œuvre pour une production de 5 à 700 kg/an.

L’investissement initial pour créer une unité de production de spiruline est de l’ordre de 50 à 200 €/m2. Un bon process produit 7 à 10 g/m2 à chaque récolte, avec un prix de revient moyen de 80 à 95 €/kg.

La production de spiruline nécessite peu d’espace et requiert :

• 30 fois moins de surface que le soja, 40 fois moins que le maïs et 300 fois moins que la viande de bœuf en équivalent protéines,

• De l’eau en quantité relative (rapportée au kg de protéine, elle demande 3 fois moins que le soja, 6 fois moins que le maïs, 50 fois moins que la viande de bœuf)

• Très peu d’énergie (incluant l’énergie solaire et l’énergie apportée) : le rendement énergétique (énergie produite en kg / énergie consommée par kg) est 5 fois supérieur à celui du soja, 2 fois à celui du maïs et 150 fois à celui de la viande de bœuf).

En somme c’est une production durable !  

 

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