Béziers - Un an d'emprisonnement pour une histoire de masque

Béziers - Un an d'emprisonnement pour une histoire de masque

Béziers - Un an d'emprisonnement pour une histoire de masque

Par Source parquet de Béziers, le 26 Février 2022

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Un an d'emprisonnement et mandat d'arrêt pour une femme ayant violenté une autre femme dans un bus de Béziers le 12 janvier 2022 pour une histoire de masque.

le 12 janvier 2022, en milieu de journée, des policiers du commissariat de Béziers et de la police municipale intervenaient à la suite de l'agression d'une femme dans un bus urbain laquelle présentait un important hématome à l'œil gauche. Les premiers éléments de l'enquête désignait l'auteur des faits comme étant un jeune homme de 16 ans qui avait pris la fuite. La mère de celui-ci était conduite au commissariat pour une première audition, la victime affirmant qu'elle avait également participé aux violences.

 

Le lendemain, le jeune homme de 16 ans était placé en garde à vue au commissariat de Béziers. Il reconnaissait avoir donné un coup de poing dans le visage de la victime mais affirmait que c'était pour porter secours à sa mère, tous deux affirmant que c'était la victime qui était initialement agressive et qu'elle aurait tenu des propos racistes. Toutefois, l'exploitation de la vidéo surveillance du bus permettait d'établir que lors de la montée dans le bus de la mère et de son fils, ce dernier ne portait pas le masque. Il était rappelé à l'ordre par le chauffeur, mais il ne s'exécutait pas. Une passagère âgée de 49 ans lui demandait alors à son tour de mettre son masque, ce qui provoquait une réaction agressive de la mère qui repoussait la victime contre la vitre du bus. Malgré l'intervention du chauffeur pour tenter de calmer la situation, la mère empêchait la victime de partir en lui tirant les cheveux vers l'arrière, la forçant ainsi à se rasseoir sur son siège. Le fils en profitait alors pour porter un violent coup de poing au visage de la victime, puis la mère donnait à nouveau un coup de pied dans les jambes de celle-ci. Prise en charge par les pompiers qui la conduisait à l'hôpital, la victime souffrait de multiples fractures faciales (10 jours d'ITT).

 

Poursuivie devant le tribunal correctionnel de Béziers, la mère âgée de 31 ans ne s'est pas présentée à l'audience du 21 février 2022. Conformément aux réquisitions du parquet, elle a été condamnée à la peine d'un an d'emprisonnement avec mandat d'arrêt ce qui signifie qu'elle sera directement conduite en détention lors de son interpellation, même en cas d'appel. Elle avait déjà été condamnée à trois reprises, dont deux fois pour des violences. Le mineur a été également poursuivi devant le juge des enfants.

 

La loi prévoit que le fait de commettre des violences dans un transport en commun est une circonstance aggravante. Ainsi, même sans incapacité totale de travail de la victime, l'auteur de violences commise dans un bus ou dans un train encourt la peine maximale de trois ans d'emprisonnement, qui s'aggrave en fonction des blessures ou d'autres circonstances comme par exemple le fait de commettre les violences en réunion.

 

Photo d'illustration

 

 

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