Agde - Femme décapitée à Agde : les derniers éléments !

Agde - Femme décapitée à Agde : les derniers éléments !

Agde - Femme décapitée à Agde : les derniers éléments !

Par Source parquet de Béziers, le 15 Octobre 2021

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L'autopsie pratiquée le 14 octobre a déterminé que la cause du décès était la décapitation, en l'absence d'autres blessures mortelles constatées sur la victime.  

 

L'homme de 51 ans placé en garde à vue depuis le 14 octobre 2021 peu avant 21 heures, est le mari d'une ancienne femme de ménage de la victime. Au cours de l'année 2020, la victime avait renvoyé cette femme de ménage soupçonnant son mari, le gardé à vue, de lui avoir dérobé de l'argent alors qu'il effectuait également chez elle  « des petits travaux ».

 

Devant les enquêtes de la DTPJ de Montpellier, il se déclare chrétien, priant tous les jours et allant parfois à la messe.

 

En 2015, il décidait de quitter la commune d’Aumont (59) après un échec aux élections municipales et s'installait avec sa famille d'abord à Perpignan, puis à Agde.

Il réside seul dans une commune proche d'Agde depuis environ 18 mois, après s'être séparé de sa femme épousée en 1998 et avec laquelle il a eu deux enfants qui vivent habituellement chez cette dernière.

 

Titulaire d'un CAP de pâtissier, il affirme avoir exercé plusieurs métiers dont ceux de boxeur professionnel, agents de sécurité, maçon et électricien. Toutefois, il est officiellement sans profession depuis plusieurs années et il bénéficie d’une allocation adulte handicapé, tout en faisant quelques « petits travaux » non déclarés.  Il déclare bénéficier de traitements médicamenteux en raison de troubles neurologiques, n'ayant selon lui plus de mémoire à court terme, consécutivement à un traumatisme crânien qui l’aurait plongé dans un coma d'une semaine en 2017. Il affirme être régulièrement suivi par un psychiatre et un psychologue à Agde, ce que son épouse confirme. Il ne consommerait ni alcool depuis plusieurs années, ni produits stupéfiants.

 

S'agissant du crime susceptible de lui être reproché, il affirme jusqu'à présent n'en avoir aucun souvenir, invoquant ses troubles de mémoire.

 

En raison d'une très forte et constante mobilisation de la DTPJ de Montpellier aux fins d'interpeller le plus rapidement possible l'auteur de faits particulièrement inquiétants, de nombreux éléments ont été recueillis par les enquêteurs susceptibles de mettre gravement en cause l'homme placé en garde à vue, en particulier :

-          des vidéos surveillance situées à l'intérieur du domicile de la victime sur lesquelles apparaît, quelques heures avant la découverte du corps, un homme en présence de la victime, lequel porte un masque chirurgical, des gants en latex et un grand couteau ; cet homme correspondant à l'apparence physique du gardé à vue ;

-          des chaussures retrouvées en perquisition identiques à celles portées par l'homme visible sur ces vidéos avec des empreintes qui semblent compatibles avec celles relevées sur le lieu du crime ;

-          des sacs de courses et des victuailles retrouvés en perquisition au domicile et dans le véhicule du gardé à vue dont l'apparence et le contenu correspondent aux vidéos surveillance de la maison et aux achats effectués par la victime dans l'après-midi du 13 octobre, alors même que ces sacs n'avaient pas été retrouvés par les enquêteurs chez la victime ;

-          la présence du véhicule du gardé à vue enregistrée par la vidéosurveillance de la ville à proximité immédiate du domicile de la victime et dans la période des faits.

 

D'autres éléments importants sont en cours d'exploitation, notamment :

-          l’examen des vidéos surveillance des trois distributeurs automatiques de billets où ont été effectués des retraits avec la carte bancaire de la victime postérieurement à l’heure supposée du crime ;

-          des expertise ADN sollicitées en urgence qui permettront de procéder à des comparaisons à partir d'éléments retrouvés sur le lieu du crime et le corps de la victime.

 

S'agissant des antécédents judiciaires du suspect, il a été condamné à deux reprises : une très vieille condamnation de vol (réhabilitée depuis), ainsi qu'une condamnation de 2015 par le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe pour des faits d'inscription indue sur une liste électorale par déclaration frauduleuse ou faux certificat (trois mois d'emprisonnement avec sursis et deux ans de privation du droit d'éligibilité). En juin 2019, il avait également donné une gifle à un mineur de 11 ans qui venait de dégrader des plantes vertes avec un ballon de foot. À l'époque, il avait déjà expliqué aux policiers du commissariat d'Agde qu'il souffrait de troubles neurologiques qui pouvaient influencer négativement son comportement. Il avait alors fait l'objet d'un rappel à la loi par un délégué du procureur au tribunal de Béziers.

 

Le parquet de Béziers prolongera la garde à vue dans la soirée du 15 octobre, pour un délai maximum de 24h.

 

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