Sète - L'exposition "Robert Combas chante Sète et Georges Brassens" officiellement inaugurée

Sète - L'exposition  Robert Combas chante Sète et Georges Brassens  officiellement inaugurée

Sète - L'exposition "Robert Combas chante Sète et Georges Brassens" officiellement inaugurée

Par ville de Sète, le 12 Octobre 2021

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Au travers de l’exposition Robert Combas chante Sète et Georges Brassens, le musée Paul Valéry met en exergue les deux artistes, analogues sur bien des points

Dans le cadre du centenaire Brassens, le Musée Paul Valéry accueille l’exposition Robert Combas chante Sète et Georges Brassens du 8 octobre au 31 décembre. Cette dernière a été inaugurée jeudi 7 octobre, en présence de Robert Combas, François Commeinhes, d’élus, et d’un public venu nombreux. « Robert Combas, et George Brassens portent avec force un regard commun, aiguisé, affuté, sur les nombreux travers d’une société qui, de générations en générations, finalement sont toujours les mêmes », a déclaré le maire lors de son discours.

A travers la scénographie, le public a pu effectivement constater que la peinture impertinente et haute en couleur de Robert Combas appuie l’œuvre du célèbre chanteur. Leur irrévérence commune, combinée à un esprit anarchique et libertaire, confère à ce parallèle une indéniable cohérence. L’exposition réunit une sélection d’œuvres peintes pour un premier hommage à Georges Brassens qui avait été rendu en 1992 au CRAC (Centre Régional d’Art Contemporain Occitanie), et s’intitulait La Mauvaise Réputation. Le visiteur retrouvera en autres les chansons illustrées en tableau : Pauvre Martin, Le Gorille, Fernande, Brave Margot, Le Petit Cheval blanc ou encore Auprès de mon arbre, Dans l’eau de la claire fontaine, Les Amoureux des Bancs publics et découvrira une série inédite de portraits de Brassens peinte en 2021.

Parmi les ouvres exposées figure également des tableaux réalisés en 2000 pour l’exposition Maï Aqui au Musée Paul Valéry, et qui ont pour fil rouge l’ile singulière, mêlé à des éléments biographiques du peintre. Les spectateurs peuvent ainsi admirer Le Môle de Sète, Le Pont de la gare (qui en cache un autre), Le tuage de lapin, une toile inédite Les voici les voilà les dauphins Sétois, et un tableau de 1984 Jumelage Sète Marseille, qui viendront ompléter cet ensemble d’hommages à la Sète. Est aussi présent le tableau L’Autiste dans la forêt de fleurs, un autoportrait symbolisant la force et la fragilité de l’artiste et qui fait écho à Auprès de mon arbre, la chanson autoportrait de Brassens. Enfin, les visiteurs de l’exposition pourront aussi profiter d’un montage vidéo réalisé par Théo Pitout, qui combine des tableaux réalisés en 1992, à une intervention filmée de Michel Onfray (ami de longue date du peintre), qui évoque l’œuvre Pauvre Martin.

Une irrévérence commune

Le rapprochement en Robert Combas et Brassens apparaît comme une évidence, au vu des nombreuses similitudes qu’ils partagent. À propos de son hommage, Robert Combas déclarait en 1992 : « Moi, j’ai voulu faire comme ses mots de jeux, être irrespectueux un peu pour le faire vivre beaucoup et non pas le hisser sur un pied d’Estale d’où il se casserait la gueule […] La plupart des dessins ou sculptures de Brassens que j’ai vus étaient figés comme si on voulait le statufier, le ligoter sans vie. Je préférerais faire 100 portraits de lui en couleur avec les moustaches vertes ou orange s’il le faut, pour le rendre humain, pour lui redonner son rythme tranquille, inimitable. J’espère que je serai compris dans mon essai de compréhension de l’œuvre d’un champion de la chanson et d’un immense pourfendeur des cons. »

Outre leur goût pour la liberté, la grivoiserie, et le politiquement incorrect, les deux artistes ont aussi en commun un amour inconditionnel pour leur ville d’origine, qu’ils ont momentanément dû quitter, sans jamais pouvoir l’oublier : « Parmi les choses qui nous relient Georges et moi y’a surtout le problème Sète : moi j’ai pris conscience dans ma création de mon côté sétois, méditerranéen à Paris, en voyant les devantures écrites avec les mots de tous les pays, je me sentais plus une identité loin de Sète. Brassens a eu des maisons en Normandie ou en Bretagne mais n’a jamais quitté Sète dans son cœur et il l’a beaucoup chantée. Je crois que c’est l’amour-haine peut-être, une passion. C’est cet exil volontaire à tous les deux qui a permis l’éclosion de la Création », a confessé Robert Combas.

 

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