Béziers - Recueillement devant la plaque commémorative de Louis Fonoll

Béziers - Recueillement devant la plaque commémorative de Louis Fonoll

Béziers - Recueillement devant la plaque commémorative de Louis Fonoll

Par ville de Béziers, le 11 Octobre 2021

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Temps de recueillement devant la plaque commémorative de Louis Fonoll, scout de France, secouriste croix rouge, tombé le 20 août 1944 à 16 ans en présence de Robert Ménard , maire de la Ville de Béziers et Emmanuelle Ménard, député de l'Hérault.

Discours de Robert Ménard :

Madame le député,

Monsieur le Commissaire de province,

Mesdames et messieurs les élus,

Mesdemoiselles et messieurs les scouts de France,

Mesdames et messieurs,

Il y a des mots qui ont du sens. Hier comme aujourd’hui. Des mots qui peuvent conduire au sacrifice, qui peuvent amener à la mort. Des mots que certains ont pris au sérieux. Au risque de leur vie. Des mots comme courage, honneur, abnégation.

Louis Fonoll a 16 ans quand, voulant mettre à l’abri un blessé, il est abattu par les troupes allemandes en pleine déroute. Nous sommes le 20 août 1944 et Louis Fonoll est quasiment un enfant. Mais un enfant qui a le sens du devoir. Et qui porte en lui des valeurs qu’il a apprises chez les scouts. Des valeurs qui l’ont conduit à rejoindre la Croix rouge française.

16 ans et une vie qui s’éteint alors que notre ville est sur le point d’être libérée. Après des années d'occupation, c’est un cauchemar qui s'achève. Finie l'humiliation de voir des étrangers armés parader impunément dans nos rues, y imposer leur loi. Fini le temps où il fallait baisser la tête, obéir à un gouvernement collaborateur, se plier à une idéologie détestable et criminelle !

Louis Fonoll n’a pas songé à sa vie, à sa seule vie. Il a pensé à la communauté à laquelle il appartenait, au peuple et à la nation qui étaient les siens. Son sacrifice constitue une part de l'âme française.

Voilà, me semble-t-il, le sens de la commémoration d’aujourd’hui. Rappeler qu’il y a plus grand que soi. Rappeler que, si les circonstances ne sont pas les mêmes, il y a toujours, sous toutes les latitudes et à toutes les époques, une libération à mener. Une libération qui commence par le refus de se résigner, le refus de croire que tout se vaut et la conviction que rien ne s’acquiert sans combat. Rappeler qu’il y a des écoles de la vie, des écoles qui vous apprennent ce que veut dire être un homme. Et les scouts sont une de ces écoles.

Vous avez la chance et l’honneur de faire partie de cette grande famille. Vous en avez d’autant plus de devoirs. Celui de servir. Celui aussi de vous souvenir, de garder mémoire. D’un deuil, avec la mort de Louis Fonoll. Mais aussi d’une leçon. Cette libération de Béziers à laquelle a contribué ce jeune scout est, au fond, une leçon pleine d’optimisme, pleine d’allant. Rien n’est jamais perdu. Tout peut changer. Tout peut se renverser. Nous ne sommes condamnés à rien si nous savons résister, dire non. Ne jamais accepter ce que l’on nous présente comme inéluctable. Ne pas prendre pour argent comptant ce que nous disent les puissants du moment.

Voilà la belle promesse de 1944 et la morale à tirer, me semble-t-il, du sacrifice de Louis Fonoll.

Vive le courage ! Vive la fougue de la jeunesse ! Vive la République ! Vive la France !

 

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