Béziers - Jugement immédiat d'un homme ayant menacé de mort des adjoints à la mairie de Tourbes

Béziers - Jugement immédiat d'un homme ayant menacé de mort des adjoints à la mairie de Tourbes

Béziers - Jugement immédiat d'un homme ayant menacé de mort des adjoints à la mairie de Tourbes

Par Source parquet de Béziers, le 28 Juin 2021

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Jugement immédiat d'un homme ayant menacé de mort des adjoints à la mairie de Tourbes

Dans la soirée du 23 juin 2021, le compagnon d'une adjointe de la mairie de TOURBES (34) interrompait une réunion que le maire de cette commune tenait avec ses adjoints. Visiblement très énervé, l'homme âgé de 65 ans insultait une autre adjointe au maire et criait qu'il allait tuer deux des autres adjoints présents auxquels il reprochait d’harceler sa compagne. De fait, cette dernière lui avait adressé des SMS depuis la réunion affirmant que deux adjoints lui parlaient mal, voire l’insultaient. En colère, il avait alors décidé de se rendre sur les lieux, attrapant l'un des adjoints par le T-shirt tout en proférant ses menaces de mort. Le maire parvenait à le maîtriser physiquement pendant que les adjoints se réfugiaient dans un bureau annexe.

Des gendarmes du PSIG de la compagnie de gendarmerie de PÉZENAS intervenaient rapidement sur les lieux, mais l'homme avait déjà quitté les locaux de la mairie avec sa compagne.

Sur instructions du parquet de Béziers, le mis en cause était placé en garde à vue dans la matinée du 25 juin 2021 au sein des locaux de gendarmerie de la BTA de Pézenas. Il reconnaissait s'être emporté, affirmant qu'il avait estimé que sa compagne était en danger. Il regrettait son comportement.

Au cours de la perquisition diligentée à son domicile, deux vieux fusils à air comprimé étaient saisis puis détruits sur instructions du parquet.

Le jour même, le parquet ordonnait sa présentation au tribunal afin d'être jugé immédiatement dans le cadre d'une CRPC (convocation avec reconnaissance préalable de culpabilité) dans le cadre de laquelle il reconnaissait avoir commis les délits de menaces de mort sur personnes investies d'un mandat électif public et outrages sur personne chargée d'une mission de service public. Il acceptait les peines proposées par le parquet de trois mois d'emprisonnement avec sursis simple et une amende délictuelle de 300 €. Il était également condamné à verser 100 € de dommages et intérêts à deux des victimes.

Il n'avait jamais été condamné jusqu'à présent.

 

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