Agde - Détention provisoire suite aux tirs contre la BAC d'Agde

Agde - Détention provisoire suite aux tirs contre la BAC d'Agde

Agde - Détention provisoire suite aux tirs contre la BAC d'Agde

Par Source parquet de Béziers, le 21 Juin 2021

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détention provisoire suite aux tirs de gom cogn contre la BAC d'Agde dans la nuit du 17 au 18 juin 2021

Au cours de sa garde à vue au commissariat de police d’Agde, le mis en cause a reconnu être l’auteur des trois tirs de gom-cogn et avoir préparé un cocktail molotov pour le projeter sur la bouteille de gaz déposée derrière son portail si les policiers étaient rentrés chez lui.

L’examen psychiatrique a conclu à une altération de son discernement mais pas à une totale abolition.

L’homme a été présenté au parquet de Béziers dans l'après-midi du 19 juin et placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention dans l’attente de son procès en comparution immédiate par le tribunal correctionnel qui se tiendra le mercredi 23 juin à 14h00.

Le parquet a retenu sept infractions :  détention de substances ou produits incendiaire ou explosif en vue de préparer une destruction, dégradation ou atteinte aux personnes, violences aggravées par deux circonstances ayant entrainé une ITT n'excédant pas huit jours en récidive légale, menaces de mort sur personnes dépositaires de l’autorité publique, menaces de mort par concubin,  dégradations de la voiture de son ex concubine, usage de stupéfiants, et détention sans déclaration d'arme ou munition de la catégorie C.

Il encoure la peine maximale de 10 ans d’emprisonnement.


le 18 juin 2021, peu après une heure du matin, une patrouille de la brigade anti criminalité du commissariat de police d’Agde intervenait au domicile d'une femme devant lequel était posté son ex compagnon en proférant selon elle des menaces de mort à son encontre. L'homme prenait alors la fuite à pied et se réfugiait derrière une palissade. Selon les policiers, il se mettait à crier qu'il allait tous les tuer s'ils approchaient de chez lui, affirmant qu'il avait plein d'armes en sa possession. Trois détonations étaient alors entendues. Aucun des policiers n'était blessé.

Des effectifs du RAID 34 étaient alors appelés en renfort en présence d'un négociateur qui parvenait à convaincre le mis en cause de se rendre sans incident à quatre heures du matin. Il était immédiatement placé en garde à vue au sein du commissariat d'Agde des chefs de tentative d'homicides sur personnes dépositaires de l'autorité publique et menaces de mort à l'encontre de son ex concubine.

La perquisition effectuée dans la matinée permettait de découvrir derrière le portail deux bouteilles de gaz ainsi qu'un jerrican d'essence quasiment vide, puis une arme de poing de type gom cogne et plusieurs cartouches gom cogn, un cocktail Molotov prêt à l’emploi sur une table basse du jardin et une autre bouteille en plastique remplie d'essence, puis une hachette de tomahawk, un nunchaku en métal, une dague et quelques pieds de cannabis.

L’ex compagne du mis en cause expliquait avoir vécu avec lui jusqu'en août 2020 et qu’il s'était installé depuis sur le terrain voisin appartenant à la mère de celui-ci. Selon elle, le mis en cause n'acceptait pas la séparation et la nuit des faits, il lui avait adressé plusieurs SMS de menaces de mort. C'est la première fois qu'il agissait ainsi. Puis il se présentait avec une hache indienne devant chez elle et dégradait son véhicule tout en proférant des insultes. Deux jours auparavant, trois pneus de son véhicule avaient été crevés et elle soupçonnait son ex compagnon d'en être l'auteur.

La garde à vue va être prolongée par le parquet de Béziers dans la soirée aux fins de permettre la poursuite des investigations, notamment sur la personnalité du mis en cause qui va faire l'objet d'une expertise psychiatrique, son entourage indiquant qu'il souffrirait d'importants troubles mentaux et qu'il pourrait être en rupture de traitement médicamenteux.

 

Son casier judiciaire porte la trace de quatre condamnations, la dernière datant de 2015 pour des faits de violences avec arme et violences sur conjoint. À l'époque, il avait été immédiatement incarcéré pour purger une peine ferme de six mois d'emprisonnement.

 

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