Béziers - Manif lycéens - Un déploiement disproportionné de forces de l'ordre

Béziers - Manif lycéens - Un déploiement disproportionné de forces de l'ordre

Béziers - Manif lycéens - Un déploiement disproportionné de forces de l'ordre

Par SNES-FSU du lycée Henri IV, le 06 Mai 2021

Partager

Un déploiement disproportionné de forces de l’ordre devant le lycée 

Ce mercredi 5 mai une manifestation de lycéens des établissements de Béziers a marché du lycée Jean Moulin au lycée Henri IV.

Arrivés devant le lycée Henri IV, les lycéens ont été accueillis par un important et inhabituel déploiement de forces de l’ordre avec casques, gilets, matraques, flash balls et gaz lacrymogènes. Les rues autour du lycée étaient bloquées. Au cours du rassemblement, les flash balls ont été pointés vers les jeunes, qui ont reculé par peur.

Un lycéen a reçu un coup de matraque, puis dans un mouvement de foule est tombé et on lui a marché dessus. Les gaz lacrymogènes ont été utilisés. A 11 heures, l’établissement a décidé de faire sortir les élèves par la porte au bas de la rue Forcadel sans se soucier de leur sécurité,  puisqu’ ils sont tombés sur des policiers qui les ont pris en chasse devant l’école primaire

Les lycéens ont le droit de manifester sans se retrouver face à une armada, qui est un encouragement aux provocations.

La section SNES-FSU refuse ce déploiement complètement disproportionné de forces de l’ordre devant le lycée, qui est source de provocation et d’incidents. D’ailleurs cela n’a pas manqué, trois jeunes se sont retrouvés en garde à vue.  

Aussi, la section SNES lycée Henri IV  exprime son indignation devant ce nouvel épisode de répression. Nous demandons à ce que la lumière soit faite sur les ordres ou les demandes de déploiements d’agents de police armés. Nous condamnons l’usage de la violence en direction des lycéens.

L’escalade de la violence n’est pas la réponse qu’on doit apporter aux lycéens.

Il est urgent au contraire  que le Ministre entendre les inquiétudes légitimes des lycéens qui doivent se présenter aux examens dans des conditions de préparation incomplètes et inégalitaires, du fait de la gestion de l’épidémie de COVID 19 par le gouvernement, qui a laissé les établissements mettre en place des organisations des enseignements totalement éclatées, sans moyens suffisants dans la plus grande disparité, source d’inégalités. Depuis le 2 novembre le fonctionnement hybride a conduit à l’alternance de cours en distanciel et en présentiel. Nous ne pouvons pas considérer que les conditions d’apprentissage ont été « normales », que les programmes ont été traités dans des conditions sereines, que les élèves ont été préparés à l’épreuve du grand oral. Les mesures d’ajustement annoncées tardivement par le Ministre ne règlent pas tout.

 Les lycéens ont besoin d’être rassurés quant à leur avenir, ils ont besoin de l’abrogation de Parcoursup, ils ont besoin de profs, de salles de cours, de bonnes conditions d’études et de travail, pas de répression.

Pour la section SNES-FSU du lycée Henri IV : Christophe Benoit ;  Patrick Andrieu ;  Saïd Bridai. 

Photo d'illustration

 

Une information à partager ?
Cliquez-ici !

 

Retour

 

A LIRE AUSSI