Occitanie - La ligne à grande vitesse : « Je n'accepte pas une France à deux vitesses »

Occitanie - La ligne à grande vitesse : « Je n'accepte pas une France à deux vitesses »

Occitanie - La ligne à grande vitesse : « Je n'accepte pas une France à deux vitesses »

Par Région Occitanie, le 25 Avril 2021

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Carole Delga: « Je n'accepte pas une France à deux vitesses »

A la suite de l'annonce de l'Etat de financement de la ligne nouvelle à grande vitesse Marseille-Nice en fin de semaine, la présidente de la Région Occitanie appelle le Président de la République, Emmanuel Macron, à respecter l'engagement pris par l'Etat sur sa participation et la réalisation des deux lignes LGV en Occitanie, Montpellier-Perpignan et Bordeaux-Toulouse :  

« J'ai appris par la presse l'accord sur le financement de la LGV Marseille-Nice avec un engagement de l'Etat à hauteur de 1,383 milliards d'euros, soit 40%, le même niveau que les collectivités locales, et 20% de fonds européens. Sur cette question primordiale de la construction d'infrastructures à grande vitesse, il ne peut y avoir une France à deux vitesses ! Je demande donc au Président de la République un engagement ferme sur le même pourcentage de participation de l'Etat pour les deux LGV en Occitanie, d'autant que celles-ci sont largement plus avancées que Marseille-Nice. 

Concernant la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, je rappelle que cette partie du territoire de notre pays attend la grande vitesse, promise par l'Etat depuis plus de 30 ans. Perpignan se trouve à plus de 5h30 de Paris par le train, et voit son offre aérienne diminuée par la décision d'Air France de supprimer plusieurs liaisons quotidiennes, sans parler du prix du billet aller/retour particulièrement élevé pour nos concitoyens des Pyrénées-Orientales ou de l'Aude. De plus, ce maillon manquant bouclerait enfin le corridor ferroviaire entre le nord et le sud de l'Europe, permettant de développer le fret ferroviaire et éviter ainsi des dizaines de milliers de camions chaque jour sur nos autoroutes et nos routes nationales. 

Je veux également rappeler que les collectivités partenaires ont le fait choix de privilégier l'actuelle  gare de Béziers afin de revitaliser son centre-ville, dont le coût de réaménagement sera de 30 millions d'euros. 

Nous attendons par ailleurs toujours de la part de l'Etat, depuis maintenant plus de trois ans, la mise en enquête publique du tronçon Montpellier-Béziers, qui constituerait une accélération décisive de ce projet, indispensable maillon pour boucler le corridor européen, et qui permettrait, outre de gagner du temps de trajet entre Montpellier et Perpignan, d'augmenter la fréquence des TER sur la ligne littorale aujourd'hui saturée, afin d'apporter des solutions concrètes de mobilités (de type RER) aux habitants de l'ouest héraultais. 

Concernant la ligne Bordeaux-Toulouse, qui a obtenu elle une déclaration d'utilité publique, j'attends, comme le président et maire de Toulouse et les autres collectivités locales partenaires, un engrangement financier de l'Etat depuis plusieurs années. Je rappelle que nous avons fait des propositions concrètes, en 2018, avec notamment la mise en place de sociétés de financement.

Après avoir bloqué ces projets durant trois ans, de 2017 à 2020, il est inconcevable que l'exécutif ne travaille pas sur ces dossiers dans un même mouvement, et avec équité territoriale. Avec les collectivités locales partenaires et financeurs, avec la société civile, le monde économique, nous sommes tous rassemblés en Occitanie sur ces deux dossiers, vitaux pour l'attractivité et le développement de la Région, pourvoyeurs de milliers d'emplois si importants dans la crise économique que nous traversons, et dans la lutte que nous menons concrètement en réponse à l'urgence climatique. 

J'attends une réponse claire, et dans les meilleurs délais, face à ce qui constitue à mes yeux aujourd'hui, une véritable injustice territoriale. » a déclaré Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

 

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