Sète - Petitcopek, portrait d'un rappeur “made in Sète”

Sète - Petitcopek, portrait d'un rappeur “made in Sète”

Sète - Petitcopek, portrait d'un rappeur “made in Sète”

Par ville de Sète, le 18 Avril 2021

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Petitcopek, portrait d'un rappeur “made in Sète”

Le jeune rappeur sétois a sorti son premier album solo intitulé “Tout simplement” en février 2021. Fruit d’années de travail, il mélange les genres et les thèmes, avec un fil rouge : celui de l’intime. A présent, l’artiste se penche sur le centenaire Brassens, qu’il animera au travers d’un concert.

PetitCopek le dit lui-même : il est “un pur produit sétois ”. Il y est né, y a étudié, a participé aux joutes, et s’y produit maintenant en tant qu’intermittent du spectacle. D’abord versé dans le rock aux alentours de ses 12 ans, il se produisait comme guitariste dans le groupe Vice versa. Bien vite, il tombe “dans la marmite” du rap. La révélation se produit en 2013, lorsqu’il assiste à un atelier d’écriture avec Demi-Portion. “J’y suis allé pour écrire des paroles à destination du groupe de rock, et j’ai rapidement été séduit. Je me suis rendu compte que le rap me correspondait davantage. J’aime beaucoup la simplicité de cette musique : l’instrumental, par exemple, ne nécessite parfois qu’un ordinateur, ou un téléphone, contrairement au rock, ou l’on a besoin d’une grosse sono, d’ampli de guitare. On peut aussi davantage jouer sur les mots, et la langue française. De toute façon, quand on aime la musique, on se s’arrête pas à une seule façon de la produire”, résume-t-il. Après avoir sorti l’album Huit Syllabes, en collaboration avec le rappeur Apéro-Jazz en Mai 2018, Petitcopek en a créé un second s’intitulant Tout simplement, diffusé en février 2021. “C’est mon premier album solo, mon bébé en quelque sorte . Il s’agit du résultat de plusieurs années d’écriture, ce qui constitue un aboutissement. Dans l’ensemble, les titres me ressemblent, et reflètent mon style de musique. Avec la sortie de l’album, j’ai eu la chance de me produire à Paris dans le cadre d’un festival de rap. Il y a eu également des articles dans la presse, des retours positifs du public, et des abonnements sur les réseaux sociaux. Avec cet album, j’ai franchi un cap”, estime-t-il, tout en modérant toujours avec modestie son succès, ou sa notoriété.

Les titres de l’album sont souvent intimes, et balancent entre le rap “old school”, et des “vibes” plus modernes, parfois teintées d’auto-tune, ou conçues pour danser en club. Certains morceaux sont très personnels, comme l’interlude de l’album où le rappeur s’exprime accompagné d’un piano, sans trop d’artifices. D’autres ont été réalisés dans une ambiance plus conviviale, avec des amis. C’est le cas du titre Finir comme ça, auquel les rappeurs Apéro-Jazz et Coma Idyllique ont participé. Mais aussi Création positive, véritable ode à la jeunesse sétoise, sur lequel on retrouve D.Tay et Mehdiatèque. Dans ce titre, les trois amis se remémorent les bons souvenirs collectés sur l’Île singulière. D’un titre à l’autre, les styles sont donc variables, même si Petitcopek se situe toujours dans la veine du rap “à l’ancienne”. “J’ai quand même essayé de proposer des styles assez différents, car je souhaite me renouveler, et ne pas rester sur les mêmes thèmes”, explique-t-il.

Petitcopek aime avant tout s’entourer de ses amis, et insiste sur la dimension collective de son projet d’album, paru avec l’aide et la participation de ses proches. A l’instar de Brassens, son mantra se résumerait en Les copains d’abord. Il voue d’ailleurs une admiration sans borne à cette légende de la musique. “J’ai toujours été un grand fan de rap et de chanson française. Dans ces deux styles de musique, on retrouve des figures de style, des contraintes d’écriture, des strophes ou des rimes”, détaille le jeune rappeur, autrefois étudiant en science du langage, et dont la passion pour le verbe de l’a jamais quitté. “C’est justement ce qui m’a toujours plu chez Brassens : sa capacité et son talent à jouer avec les mots”. Lorsque l’appel à projet du centenaire Brassens a été lancé par la ville de Sète, Petitcopek a immédiatement été séduit “Je me suis jeté dessus, et j’ai proposé ma candidature”. Il a été retenu, et adaptera à cette occasion des textes de Brassens en rap. “Je suis content de pouvoir donner des concerts dans ma ville natale, c’est quelque chose qui me tient vraiment à coeur. Le fait d’être soutenu, autant par mes proches que par la ville de Sète, est énorme pour moi… parfois, je me dis que c’est même trop !” À l’image du titre de son album, Tout simplement, le rappeur reste définitivement modeste, et se réjouit de ses succès, s’en jamais s’enorgueillir.

 

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