Béziers - Cruauté envers un animal : la corrida ne doit plus être une exception

Béziers - Cruauté envers un animal : la corrida ne doit plus être une exception

Béziers - Cruauté envers un animal : la corrida ne doit plus être une exception

Par Colbac Anti Corrida Béziers, le 03 Avril 2021

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Pas d’appel à manifester, mais une présence symbolique devant le tribunal de Béziers avec un message unique « Actes de cruauté et sévices graves envers un animal : la corrida ne doit plus être une exception » : mercredi 24 mars, le COLBAC Anti Corrida Béziers a apporté son soutien à la SPA nationale qui poursuivait en justice le torero Sébastien Castella, la Ville de Béziers et l’empresa Robert Margé pour « sévices graves et actes de cruauté envers un animal lors d’une corrida en 2019 ».

Pour le Colbac, le procès de la SPA révèle une fois de plus le paradoxe de l’exception culturelle de l’art 521.1 du code pénal qui autorise à torturer des taureaux jusqu’à la mort dans douze départements français, alors que sur le reste du territoire, la corrida est interdite et même punie de 30 000 euros d'amendes et de 2 ans d'emprisonnement, en raison de sa cruauté. « La multiplication des procédures finira par amorcer des changements de jurisprudence. Nous n’aurons de cesse de rappeler le scandale de cette loi inique et ce, jusqu’à ce qu’elle n’autorise plus aucune exception » explique le Colbac.

  • Une tradition qui fait souffrir les animaux

Pour Tina Le Goff, administratrice du Colbac : « La tradition ne supprime pas la douleur des blessures profondes infligées avec des instruments tranchants. Une tradition qui fait souffrir les animaux, ce n’est plus possible ». Le Colbac rappelle que la douleur est réelle et même recherchée dans une corrida car elle augmente les réactions défensives de l’animal, et donc son agressivité : sans douleur, pas de "combat", pas de spectacle. En 2016, le Conseil National de l’Ordre des vétérinaires s’est prononcé sans ambiguïté « Dans les spectacles taurins sanglants, la douleur infligée aux animaux n’est pas contestée ».

Le Colbac ne demande pas que Béziers renie son passé, mais les corridas doivent faire partie à présent de l’histoire de la ville : « Béziers, ne doit plus être synonyme de cruauté animale. Nous réclamons une ville exempte de souffrance et de violence à l’égard de tout animal, comme le sollicite une très grande majorité de français. »

 

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