Lunel - La Ville s'ouvre aux travaux d'intérêt général

Lunel - La Ville s'ouvre aux travaux d'intérêt général

Lunel - La Ville s'ouvre aux travaux d'intérêt général

Par Ville de Lunel, le 17 Décembre 2020

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La Ville s'ouvre aux travaux d’intérêt général

La Ville de Lunel a signé une convention avec la Direction Territoriale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse de l’Hérault afin de pouvoir accueillir des Travaux d’Intérêt Général (TIG) prononcés à l’encontre de mineurs.

Décision judiciaire prise par un magistrat dans le cadre d’un jugement pour un délit (vols, outrages, usages de stupéfiants, conduite en état d’ivresse, etc.), le travail d’intérêt général (TIG) est une peine alternative à l’incarcération. Toute personne âgée de plus 16 ans reconnue coupable d'une infraction peut être condamnée à la réalisation d'un TIG.

Inventés en 1983, les TIG sont des mesures alternatives à l’emprisonnement ou aux poursuites des mineurs et des majeurs. Ils permettent de lutter contre la réitération et la récidive. C'est un travail non-rémunéré de 20 à 240 heures, qui doit être accepté par le condamné lors de son jugement. Les TIG peuvent s'effectuer dans une association ou pour un service public. 37 000 mesures seraient mises en œuvre chaque année et 80 % d'entre elles se déroulent sans incident majeur et sans abandon. C'est donc une alternative à la prison qui fonctionne plutôt bien.

La Ville de Lunel s'ouvre aux TIG. En signant cette convention avec la DTPJJ de l'Hérault, elle accueillera des mineurs délinquants pour effectuer leurs TIG. Concrètement, des mineurs délinquants âgés de 16 à 18 ans au moment des faits peuvent être sanctionnés d’une peine de travail non rémunéré d’une durée comprise entre 20 et 210 heures. Il effectuera ainsi une activité utile à la collectivité.

Les travaux d’intérêts général prononcés par la justice sont un moyen de réinsertion pour ceux qui se sont égarés dans la délinquance. Les TIG apportent un cadre à des mineurs qui en sont dépourvus : travail à effectuer gratuitement, respect des horaires, présence d'un tuteur... Véritable levier d'insertion, le TIG permet aux services de la Ville de faire effectuer différentes missions mais au-delà, il fait « prendre conscience aux mineurs condamnées qu'ils rendent le préjudice qu'ils ont fait subir » explique Pierre Soujol.

Faire prendre conscience... c'est l'un des objectifs avec la réparation. « Avoir fait un délit et pouvoir le réparer, ce n'est pas donner à tout le monde. Le TIG permet cela et bien plus. Il donne un aperçu du monde du travail à ces jeunes sans repères, leur fait entrevoir qu'ils ne sont pas que des délinquants. Le TIG, c'est un premier pas pour s'éloigner de la récidive tout en étant utile à sa ville. »

 

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