Montpellier - Harcèlements et trafic d'influence à l'école d'architecture, deux enseignants sanctionnés : et les autres ?

Montpellier - Harcèlements et trafic d'influence à l'école d'architecture, deux enseignants sanctionnés : et les autres ?

Montpellier - Harcèlements et trafic d'influence à l'école d'architecture, deux enseignants sanctionnés : et les autres ?

Par Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, le 16 Décembre 2020

Harcèlements et trafic d’influence à l’école d’architecture, deux enseignants sanctionnés : et les autres ?

Le 8 décembre 2020, deux enseignants de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier (ENSAM) ont été enfin sanctionnés par le ministère de la Culture. Ces deux enseignants sont aussi dirigeants du cabinet « NBJ Architectes », que beaucoup considèrent comme avoir mis en place une forme d’emprise malsaine sur l’ensemble de l’école.

Pour rappel, depuis plusieurs mois, l’ENSAM est secouée par des révélations médiatiques faisant état de risques psychos sociaux élevés, d’une gestion brutale de la scolarité et même de cas de harcèlement sexuel touchant étudiantes et membres du personnel. Le 27 octobre dernier, des collages et tags sur le mur de l’école d’architecture mettaient directement en cause plusieurs enseignants, ainsi que l’agence d’architecture NBJ. Le même jour était lancé par des étudiants lanceurs d’alerte un compte Instagram (https://instagram.com/ensamafia/) dénonçant les harcèlements, les risques psycho-sociaux, les pratiques illégales et l’omerta régnant dans l’établissement. Suite à ces actions avec lesquelles le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) avait déjà affirmé son « soutien sans failles », puis 170 étudiants ont ensuite publié une lettre ouverte et plusieurs plaintes ont été déposées. Suite à la médiatisation de l’affaire, le Ministère de la Culture ainsi que le procureur ont diligenté des enquêtes.

Nous nous félicitons de la mise sous tutelle de l’Ecole d’architecture ainsi que de la suspension de Jacques Brion. Toutefois, le démantèlement total d’une structuration qualifiée de « mafieuse » à l’ENSAM ne pourra pas se faire totalement tant que tous les responsables de cette situation n’auront pas à répondre de leurs actes. Parmi les responsables, nous nous étonnons de l’impunité totale dont semble encore bénéficier l’ancien directeur de l’ENSAM, monsieur Alain Derey, qui a même été promu à la tête des librairies Sauramps, qui affichent plus de 2 millions d’euros de chiffre d’affaire.

Il est temps que justice soit faite pour les victimes de harcèlement sexuel au sein de l’ENSAM, et que le népotisme dont le Ministère de la Culture semble découvrir l’existence cesse au plus vite.

Le temps est venu d’une véritable « Opération mains propres » à l’école d’architecture de Montpellier !


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