Hérault - Le FISAC est mort ! Vive le FISAC par le député Philippe Huppé

Hérault - Le FISAC est mort ! Vive le FISAC par le député Philippe Huppé

Hérault - Le FISAC est mort ! Vive le FISAC par le député Philippe Huppé

Par Philippe Huppé, député de l’Hérault , le 13 Novembre 2020

Le Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce disparaît sans tambour ni trompette. Et comme dit la chanson, “Abandonné des hommes. Il est mort sans adieux”. Et pourtant, il n’avait pas démérité, les aides à la modernisation des entreprises accordées dans le cadre d'opérations collectives financées par le FISAC en milieu rural ont donné des résultats positifs, comme le souligne une étude de 2015.

Alors que nous devons nous orienter avec force vers une transition écologique intelligente. Alors qu’il apparaît primordial de réduire les émissions de gaz à effet de serre, la pollution locale due à de nombreux transports routiers et d’adapter nos territoires aux changements climatiques. Alors que nous développons les circuits courts, l’économie circulaire mais aussi sociale et solidaire. Alors que nous devons soutenir une agriculture saine, proche et vitale pour la santé de nos concitoyens, nous abandonnerions toute politique ambitieuse pour soutenir l’économie locale ?

Pour que nous soyons plus résilient face à l’actuelle pandémie et aux futures, nous devons impérativement armer nos centres villes par des investissements importants sur le domaine public qui permettront de faciliter l’accès à la clientèle aux commerces et aux ateliers, dans un cadre de qualité. Les temps qui viennent nous imposent d’accroître nos outils de soutien à la revalorisation économique de nos campagnes, de nos petites cités, de nos chefs lieux et de nos villes et villages au sein de nos territoires ruraux et de montagne. Nous avons, en priorité, à préserver et développer un tissu d'entreprises de proximité, principalement de très petites entreprises. Nous devons conforter nos halles et marchés, nos foires et salons qui font une grande partie de notre attractivité et qui répondent à des besoins vitaux pour les artisans et commerçants. Et, d’une façon générale, il est important de maintenir la vie sociale et économique au coeur des villes et villages et d’aider massivement les services artisanaux et commerciaux de proximité dans les zones rurales et urbaines fragilisées par les évolutions économiques et sociales. L’action publique doit se réinventer par un nouveau FISAC, plus charpenté et ambitieux ! En conséquence, il pourrait venir en soutien, et plus particulièrement en ce qui concerne la revitalisation économique, aux programmes Action Coeur de Ville et Petites villes de demain.

Nous devons collectivement agir pour conserver un commerce de proximité. Et donc, inciter les propriétaires de locaux artisanaux et de commerces à réhabiliter ou à moderniser leurs locaux ou leurs équipements professionnels est primordial dans une démarche de qualité et de développement local. Grâce à cet outil public, les communes pourront acquérir des locaux, implanter des tiers-lieu, endroits de création, d’innovation et de la nécessaire revitalisation de la ruralité, ou encore favoriser l’accessibilité des entreprises et des commerces aux personnes à mobilité réduite. De la sorte, cette aide permettra à de nombreux professionnels des métiers d’art, artisans et commerçants de qualité de s’implanter ou bien de se maintenir pour la plus grande nécessité de multiples citoyens. Enfin, un nouveau FISAC pourrait ponctuellement répondre à des situation de crise exceptionnelles comme cela a été le cas lors de la tempête Xynthia et comme cela aurait pu être le cas pour les petites entreprises artisanales et commerciales de l’arrière-pays niçois, comme à Tende, Breil-sur-Roya ou encore Saint-Martin-Vésubie.

Alors, oui, nous devons repenser l’instauration d’un nouveau FISAC dont les crédits pourraient, dans le cadre de plus amples responsabilités locales, faire l’objet d’expérimentations de délégation de compétence aux régions en matière de développement économique.

Une tribune transpartisane que le député Philippe Huppé a rédigée et que 40 de ses collègues députés ont souhaité cosigner :

Philippe Huppé, député de l’Hérault, Olivier Becht, Président du groupe Agir Ensemble et député du Haut-Rhin, Vincent Ledoux, député du Nord, Agnès Firmin Le Bodo, députée de Seine-Maritime, Valérie Petit, députée du Nord, Patricia Lemoine, députée de Seine-et-Marne, Jean-Charles Larsonneur, député du Finistère, Paul Christophe, député du Nord, Annie Chapelier, députée du Gard, Antoine Herth, député du Bas-Rhin, Maina Sage, députée de Polynésie Française, Lise Magnier, députée de la Marne, Benoit Potterie, député du Pas-deCalais, Laure de La Raudière, députée d’Eure-et-Loire, Christophe Euzet, député de l’Hérault, Aina Kuric, députée de la Marne, Pierre-Yves Bournazel, député de Paris, Danielle Brulebois, députée du Jura, Jean-Bernard Sempastous, député des Hautes-Pyrénées, Jean-François Portarrieu, député de Haute-Garonne, Rémy Rebeyrotte, député de Saône-et-Loire, Marion Lenne, députée de Haute-Savoie, Philippe Chalumeau, député d’Indre-et-Loire, Romain Grau, député des Pyrénées-Orientales, Alain Péréa, député de l’Aude, Yannick Haury, député de Loire-Atlantique, Loïc Dombreval, député des Alpes-Maritimes, Stéphanie Kerbarh, députée de Seine-Maritime, Yves Daniel, député de Loire-Atlantique, Pascale Boyer, députée des Hautes-Alpes, Patricia Mirallès, députée de l’Hérault, Patrick Vignal, député de l’Hérault, Fabrice Brun, député d’Ardèche, Rémi Delatte, député de Côte-d’Or, Philippe Meyer, député du Bas-Rhin, David Lorion, député de La Réunion, Pierre Morel-à- l’Huissier, député de Lozère, Julien Dive, député de l’Aisne, Martial Saddier, député de Haute-Savoie

 

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