Béziers - Réponse au Colbac et autres Anti-Taurins

Béziers - Réponse au Colbac et autres Anti-Taurins

Béziers - Réponse au Colbac et autres Anti-Taurins

Par Hugues Bousquet, le 15 Octobre 2020

Les anti-corridas, comme le Colbac de Béziers, espéraient que leurs amendements, tendant à interdire l’accès des mineurs aux corridas et l’interdiction de celles-ci, seraient inclus au projet de loi sur le bien-être animal. Cela n’a as été le cas, et les informations communiquées aux députés par l’Union des Villes Taurines Françaises (UVTF) – dont fait partie Béziers - et  l’Observatoire National des Cultures Taurines (ONCT) y sont pour beaucoup. (voir le communiqué ci-joint de l’UVTF/ONCT)

Tout d’abord, n’oublions pas que la Tauromachie, donc la corrida, est légale en France. L’article du code pénal qui l’autorise est reconnu par le Conseil constitutionnel comme conforme à notre constitution et à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Comme nous sommes dans un pays démocratique personne n'est obligé d'aller dans les arènes pour y voir une corrida, mais il n'appartient pas non plus à une majorité (si elle existe) de l'interdire... Les minorité et les diversités culturelles doivent être respectées dès l'instant où elle ne portent pas atteinte à l’enfant, à la femme et à l'homme ! L’Unesco, dans sa Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, établit "la reconnaissance de l’égale dignité de toutes les cultures et le respect de celles-ci, y compris les cultures appartenant à des minorités et celles des peuples autochtones", avec la seule limite du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Ce n’est pas une vingtaine de manifestants devant l’Hôtel de ville de Béziers – dont certains ne sont même pas Biterrois – qui peuvent empêcher la Ville de soutenir cette tradition culturelle existante au moins depuis 1859 dans ses murs.

L’argument des anti-corridas concernant la présence de mineurs dans les arènes et dans les écoles taurines serait que leur présence aurait de graves effets traumatisants pouvant en faire de futurs assassins, des pervers… Pour ce faire, ils sont allés devant les tribunaux, toujours déboutés, jusqu’à finir devant le Conseil d’état saisi en 2019 d'une demande d'interdiction des écoles taurines et voir leur demande rejetée car les anti-corrida étaient dans l’impossibilité d’apporter des preuves scientifiques ou autres. Quand à l'éducation culturelle des enfants elle appartient aux parents. De multiples textes internationaux et européens le rappellent comme la Convention Internationale des Droits de l'enfant (CIDE,) adoptée par l'Assemblée Générale des Nations Unies en 1989, établissant notamment qu'il est de l'intérêt supérieur de l'enfant de pouvoir être éduqué conformément à la culture de la communauté à laquelle il appartient ; elle stipule ainsi (art. 18-1) que "la responsabilité d'élever l'enfant et d'assurer son développement incombe au premier chef aux parents", que "un enfant ne peut être privé d'avoir sa propre vie culturelle" (art. 30)…

Reste alors au Colbac d’évoquer la souffrance des taureaux de combat. Tout d’abord ne parlons pas de souffrance pour un animal, celle-ci étant un état découlant d'une situation nécessitant une interpré­tation ; parlons de douleur, sensation ame­nant une réaction… Des études ont été faites par le labora­toire de physiologie animale de l'Uni­versité de Madrid par le professeur. J C Llera, études sur les tau­reaux et les no­villos, par la mesure des bêta-endor­phines produites par le toro bravo (10 fois plus que l'homme). Ce sont des opiacés, sécrétées par l'hypophyse et l'hypothalamus chez les vertébrés lors d'activité physique intense, d'excitation, de douleur... Découvertes dans les an­nées 1970, les endorphines (de mor­phine et endo­gène) sont des neurotrans­metteurs agis­sant sur les récepteurs opiacés et ont une capacité analgé­sique. C’est en fait une hormone chargée de blo­quer pendant un certain temps - celui de l’action, donc pendant la corrida pour ce qui concerne le taureau - les ré­cepteurs de douleur (noci­cepteurs), à l’en­droit où celle-ci se pro­duit… (il en de même pour les matadors, griè­vement blessés, qui continuent à toréer). C'est cela qui dérange les anti-corrida, car n'ayant pas de "souffrance" à voir qui exciterait les aficionados comme ils le proclament, les antis perdent un de leurs arguments : « les aficionados sont des pervers se délectant de la souffrance du taureau »

Je conclurais en citant l’aficionado et écrivain Albert Camus, membre du Club taurin de Paris :"La démocratie, ce n'est pas la loi de la majorité, mais la protection des minorités". Cette minorité culturelle – la Tauromachie - que l’ONCT défend, n'est pas celle qui opprime, qui mutile, des femmes, des enfants ou des hommes dans l’impossibilité de se défendre, au nom d'une tradition religieuse, ancestrale, historique… Alors l’ONCT au coté de l’UVTF, des clubs taurins, des matadors et de leur cuadrilla… et de Béziers continuera à défendre ce pan de notre culture.

Hugues Bousquet, vice-président de l’Observatoire National des Cultures Taurines (ONCT)

Communiqué de l’Union des Villes Taurines Françaises – dont fait partie Béziers - et de l’Observatoire National des Cultures Taurines (8 octobre 2020 au matin)

"L’Assemblée Nationale rejette les trois amendements anti corrida Le rejet des trois amendements visant à interdire les corridas ou les mineurs d’arènes, constitue un message porteur d’espoir pour l’avenir de notre société.

Malgré la radicalisation d’un anti spécisme destructeur à l’encontre de nombreux secteurs d’activité, grâce au travail de l’UVTF et de l’ONCT, ainsi qu’à l’écoute du gouvernement et des groupes parlementaires, le bon sens a prévalu dans le respect du droit et des valeurs républicaines. La corrida sort renforcée de l’hémicycle : le droit des mineurs à aller aux arènes est confirmé, de même que celui des aficionados à vénérer le taureau, ainsi que la légitimité d’une culture profondément enracinée dans ses régions de tradition.
Il est toutefois urgent, pour faire durablement barrage à la globalisation étouffante, à l’emprise croissante que le monde urbain prétend exercer sur la ruralité et à une idéologie pernicieuse qui se propose de détruire des pans entiers de notre société, que la loi, annoncée par Monsieur le Premier Ministre sur le droit à la différenciation des territoires, soit votée pour préserver la diversité des cultures et consolider les filières, les métiers, les coutumes et les traditions qui sont le sel des régions françaises et un moteur important de leur économie.

L’UVTF et l’ONCT remercient le gouvernement et les députés de tous horizons qui, au travers de leur mobilisation en soutien de la tauromachie, ont manifesté leur attachement aux valeurs de la civilisation humaniste, en résistant au maccarthysme honteux entretenu par la mouvance animaliste sur les réseaux sociaux et en refusant de cautionner cette dérive à laquelle ont choisi de s’associer divers mouvements populistes dont les pulsions totalitaires commencent à être comprises des Français."

 

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