Sète - HERAULT - SETE - Agnès Varda Combas Kechiche ...rendent hommage à leur muse

Sète - HERAULT - SETE - Agnès Varda Combas Kechiche ...rendent hommage à leur muse

Par OCCITANIE TRIBUNE, le 01 Juin 2017

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Ils s’appellent Agnès VardaRobert CombasAbdellatif KechicheGilles PetersonHervé Di Rosa et Demi Portion. Ils écrivent les plus belles pages du cinéma français, de l’art contemporain, du hip hop et de la scène électro mondiale. Ils ont tous un lien indéfectible avec la ville et ont accepté d’en être les ambassadeurs au travers d’une campagne nationale d’image qui sera lancée la semaine prochaine.

Cette campagne intitulée « Sète Ma Muse » est inédite, à l’instar de la politique culturelle de la ville, aussi singulière qu’éclectique, aussi audacieuse que modeste, aussi  populaire que pointue.

Sète n’en finit pas d’être une source d’inspiration. Un vivier d’artistes, un incubateur de talents et une muse pour le 7e art et les porteurs de projets. Peu de villes peuvent s’enorgueillir d’une identité si forte, d’un attachement viscéral des artistes à la cité.

Le 30 mai, à Paris, le Sénateur-maire François Commeinhes -entouré d’Agnès Varda, Hervé Di Rosa, Stephan Belmondo … -a lancé la nouvelle campagne de communication portée par ces artistes sincèrement attachés à l’île singulière. Une opération intitulée « Sète ma Muse » qui se déclinera à partir du 5 juin en six portraits d’artistes sur les murs du métro parisien, des gares de Lyon (Paris), Marseille, Toulouse, Avignon, dans les aéroports de Montpellier, Béziers et le Grand Montpellier mais aussi dans la presse nationale.


Agnès Varda

Agnès Varda, née en Belgique d’un père grec et d’une mère Française, est la plus Sétoise des grandes réalisatrices françaises ! La cinéaste a tourné son premier lm à la Pointe Courte en 1955 avec les acteurs du TNP Philippe Noiret et Sylvia Montfort. On considère aujourd’hui que le lm dans lequel de nombreux Sétois ont fait une apparition a inspiré la Nouvelle vague. En 2015, elle était la première femme réalisatrice à recevoir une palme d’honneur pour l’ensemble de sa carrière au 68e Festival de Cannes. Il y a forcément un peu de Sète dans cette palme tant la réalisatrice et plasticienne a puisé dans l’Île singulière pour nourrir ses créations. De La Pointe Courte aux Plages d’Agnès, de La mer Etsetera à Y’a pas que la mer, son parcours sétois a commencé en réalité dès 1940 sur un bateau amarré face au palais consulaire. Sa famille fuit la Belgique et la guerre, Agnès Varda a alors 12 ans et se lie d’amitié avec les lles Schlegel, qui habitent en face, sur le quai Pasteur.

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Robert Combas

Robert Combas trône aujourd’hui au sommet de l’art français. Consacré également à l’international, le plus Sétois des artistes contemporains est né le 25 mai 1957 à Lyon. Résident depuis 35 ans à Paris, le plasticien garde sur son île singulière les racines vives. D’ailleurs, en 2013, il y a acquis une maison. Avec un atelier indépendant dans le jardin. « C’est la première fois que nous ne vivons pas dans les peintures de Robert », s’amuse Geneviève, son épouse. Visiblement, le quinquagénaire apprécie de renouer avec sa ville d’enfance. Car « les gens de Sète parlent fort Avec une manière particulière, un argot dur et inventif qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, et c’est cette manière-là que j’ai retranscrite dans ma peinture », raconte-t-il.

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Abdellatif Kechiche

En 2006, le réalisateur franco-tunisien tombe sous le charme de Sète et passe plus d’un an sur l’île singulière. Des repérages au tournage de « La Graine et le Mulet », le cinéaste dépeint comme jamais la cité portuaire. Une aventure contemporaine, sociale et ultra-réaliste bouleversante. Comme il en a l’habitude, Abdellatif Kechiche recrute localement et les gurants qui ont participé au projet s’en souviennent encore. Encensé par la critique et multi- primé, le lm consacre le cinéaste déjà récompensé pour son premier lm l’Esquive. Depuis il est bien sûr revenu sur l’île singulière, terre inspiratrice. En 2016, il a tourné son nouveau long-métrage en forme de diptyque, Les Dés sont jetés/Prey for Jack, et a inauguré en tant que président d’honneur la première édition du SunSète Festival, dédié au cinéma.

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Gilles Peterson

Voilà maintenant plus de 30 ans que ce Londonien natif de Caen arpente la planète, dispensant son groove derrière les platines du monde entier ou au micro de ses cultissimes émissions de radio à la BBC et depuis septembre 2016 sur sa propre radio éponyme en ligne, Worldwide FM : « En tant que DJ, j’ai tourné sur tous les grands festivals de la planète et j’ai toujours senti que les festivals étaient soit forts pour le live, soit pour les DJs mais jamais pour les deux ensemble. Et c’est ce que je voulais faire avec le Worldwide Festival : un endroit où et les musiciens, et les DJs, y seraient heureux. C’est aussi un endroit où on peut amener à se rencontrer tous les amateurs de dance-music, quelle que soit leur nationalité. En prime, Sète est tellement différente des autres villes du bord de mer et la scène du Théâtre de la mer est la plus belle du monde ! », lance le quinquagénaire qui n’a rien perdu de son enthousiasme à l’approche de la 12e édition du festival.

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Hervé Di Rosa

Hervé Di Rosa naît à Sète en 1959. Son père est d’origine italienne et sa mère d’origine espagnole. Passionné de bandes dessinées, il en dessine toute son enfance. Et surtout les mercredis et les samedis, il suit les cours de dessin aux Beaux-Arts de Sète... A l’âge de 7 ans, il obtient déjà le premier prix de dessin de l’école. A l’époque dirigée par Eliane Beaupuy-Manciet, l’école est une véritable pépinière en effervescence permanente. Là-bas, Hervé Di Rosa rencontre Robert Combas et d’autres trublions punks : Louis Jammes, et un peu plus tard les Yaros (André Cervera, Aldo et Stéphan Biascamano, Tino Cossentino), entre autres. La directrice a permis d’allumer le feu sacré de ses élèves, de canaliser leur fougue et leur énergie dans la peinture et le dessin, d’en faire des artistes libres. Plus tard dans les années 80, Hervé Di Rosa et sa bande ont participé au renouveau de la peinture avec la « Figuration libre ». Un nom trouvé par leur ami Ben Vautier : « Figuration libre : 30% de provocation anticulturelle, 30% d’art brut et 10% de folie ».

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Demi Portion

Enfant de Sète, Rachid, de son vrai nom, grandit dans une des seules cités de la ville, l’île de Thau. Dès 1996, il brûle les scènes de l’île singulière avec un groupe déjà baptisé Les Demi Portions. Il s’installe durablement dans le rap grâce à sa voix si reconnaissable, son ow légèrement agrémenté d’un accent sudiste et surtout une écriture ne et des paroles fortes guidées par son vécu. En 2016, c’est sur un coup de tête que le jeune rappeur balance une idée de festival hip hop sur facebook. Dès le lendemain : 27 000 personnes répondent à l’appel sur le réseau, des soutiens tous azimuts... A l’arrivée la première édition du Demi festival a fait exploser les compteurs et les records : 4 500 places sold-out en 7 minutes ! Avec ses textes, ses albums, ses clips tournés en ville « 2 Chez Moi », et le succès de son Demi festival, le rappeur prodige devient sans doute le meilleur ambassadeur de la jeune génération de l’île singulière. Et pas qu’à moitié...

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